Jean-Michel Bissonnet
Jean-Michel Bissonnet continue de clamer son innocence depuis la prison de Villeneuve- les-Maguelone. Incarcéré depuis le 23 mars 2008 pour complicité d'assassinat de sa femme, il demande à comparaître libre le 10 janvier prochain, date du second procès qui s'ouvrira devant les assises de l'Hérault.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier se prononcera le 21 décembre sur cette nouvelle demande de mise en liberté de Jean-Michel
Bissonnet.
Mardi, l'avocat général Laurent Bebon s'est opposé à cette mise en liberté, arguant devant les juges, le risque de pression sur des témoins et celui de voir M. Bissonnet "disparaître à l'autre bout du monde pour éviter un procès qu'il redoute".
"Le risque de fuite est totalement inexistant, ce serait un aveu de culpabilité", a notamment plaidé un des nouveaux avocats de M. Bissonnet, Frédéric Verine, pour qui son client, s'il reste en détention, "n'aura pas le droit à un procès équitable".
Un premier procès en septembre.
La cour d'assises avait commencé à examiner l'affaire fin septembre. Meziane Belkacem, homme d'entretien du couple, a reconnu le meurtre en mars 2008 de sa patronne, mais accuse le mari, qui clame son innocence, d'en avoir été le commanditaire en
échange de 30.000 euros.
Un ami de M. Bissonnet, Amaury d'Harcourt, qui a avoué avoir fait disparaître l'arme du crime, comparaissait pour "complicité d'assassinat".
Mais après cinq jours d'audience, le procès a été interrompu, des documents saisis par la police tendant à montrer que M. Bissonnet avait tenté de faire venir à la barre un homme censé désigner M. d'Harcourt comme l'organisateur du meutre.
Pour ses nouveaux défenseurs, jean Michel Bissonnet n'a pas les moyens de préparer sa défense.
Pour les besoins de l'enquête, la Cour a décidé le report du procès des trois hommes et ordonné notamment la saisie de l'ordinateur de M. Bissonnet.
Privé de cet outil et de son dossier, M. Bissonnet "ne dispose pas des moyens" lui permettant de préparer sa défense, a assuré mardi son avocat, Me Verine.

Maître Frédéric Vérine nouveau défenseur de Bissonnet.
Ce dernier a par ailleurs pointé l'état physique - "de plus en plus délabré" -
et psychique de M. Bissonnet, qui risque de ne pas permettre au procès "de se tenir
dans des conditions normales".
"Un procès équitable passe par sa mise en liberté pour qu'il se refasse une santé
et qu'il puisse travailler son dossier avec ses avocats", a déclaré Me Verine,
qui assurera la défense de M. Bissonnet avec Me Henri Leclerc.
Des analyses psychiatriques complémentaires avaient été demandées par le président du tribunal à l'issue du premier procès.
Relire le compte rendu du premier procès




