Robert Ménard, invité du midi pile le 11 avril 2011.
Ne dites pas à Robert Ménard qu'il est un provocateur. Il se fâche aussitôt. témoin l'interview réalisée sur notre plateau, en direct ce 11 avril où il accuse notre consoeur de pérorer.
Vidéo
Il s'agissait de parler du livre : "Vive Le Pen" qui sort en libriairie le 5 mai.
Fondateur de reporter sans frontières, ancien journaliste de Radio France à Montpellier, Robert Ménard est chroniqueur chez I télé et RTL.
Voir en vidéo l'interview réalisée par Hélène Archilla.
Et le sujet sur le parcours de l'ancien président de reporters sans frontières.
Depuis plusieurs jours, l'ancien patron de Reporters sans frontières Robert Ménard, affirme vouloir dénoncer
"la censure des médias bien pensants" et le "procès en sorcellerie" attaché au Front national.
Dans son édition du 31 mars, Le Nouvel Observateur, qui a été le seul à recevoir les épreuves du livre publié par les éditions Mordicus, lui consacre un long portrait et estime que le petit ouvrage de Ménard, co-écrit avec sa femme Emmanuelle Duverger --rédactrice en chef de la revue trimestrielle "Médias"--, "risque d'enchanter les frontistes".
Le début du pamphlet, cité par l'hebdomadaire, résume son propos. "Oui, vive Le Pen ! Comme une bravade, comme un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national..."
Laurent Joffrin, dans un éditorial, relève : "il veut défendre les électeurs lepénistes méprisés par l'intelligentsia. Mais ce n'est pas les mépriser que de les contredire. Au contraire".
"Dès que vous invitez sur un plateau une personnalité du FN ou proche de lui, il faut se justifier", rétorque Robert Ménard. "C'est un procès en sorcellerie et je suis excédé par tout cela". "C'est la censure des médias bien pensants, de la petite élite médiatique", poursuit le journaliste de 58 ans.
"Emmanuelle et moi, nous ne virons pas extrême-droite", assure l'ex-patron de RSF, estimant cependant que "Marine Le Pen, comme Jean-Luc Mélenchon, disent nombre de choses marquées au coin du bon sens. Et nier les changements au FN aujourd'hui,
avec Marine Le Pen, c'est nier l'évidence".



