La manifestation des avocats du barreau de Montpellier.
Les avocats manifestaient mercredi après-midi pour "l'égalité de tous les citoyens à l'accès effectif à une défense digne de ce nom".
C'est ce que l'on pouvait lire sur le tract distribué par l'ordre des avocats de Montpellier.
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Une centaine d'avocats avaient revêti leur robe noire pour manifester depuis le siège de l'ordre des avocats jusqu' à la cour d'appel de Montpellier.
Ils voulaient redire que la France a été condamnée pour vioplation des droits des citoyens lors des 800 000 garde à vue annuelles.
Des audiences ont été annulées toute la journée au tribunal correctionnel de Montpellier et de Perpignan.
Un mouvement national
Rassemblements, grèves des audiences ...: les avocats ont mené mercredi une journée d'action contre les "lacunes" du projet de réforme de la garde à vue, qui a mobilisé notamment les barreaux de province.
Cette journée, point d'orgue d'une semaine de mobilisation, coïncide avec le début de l'examen du texte, en commission des Lois de l'Assemblée nationale.
De nombreux barreaux (Colmar, Mulhouse, Brest, Toulouse, Perpignan, Lille, Bordeaux, Bobigny ...) ont décrété une grève des audiences, les avocats faisant une exception pour les procédures où la liberté de leurs clients est en jeu.
Des rassemblements ont également été organisés. A Marseille, une centaine d'avocats en robe se sont réunis à la mi-journée sur les marches du palais de justice, soutenus
par quelques magistrats.
Si les avocats se félicitent que le projet de loi prévoit leur présence dès le début de la garde à vue, ils sont critiques sur de nombreux aspects du texte, comme la création d'une "audition libre" à laquelle ils n'assisteraient pas.
"Il y a une zone de non droit car les libertés individuelles ne sont pas suffisamment garanties", a dénoncé le futur bâtonnier de Marseille, Jérôme Gavaudan.



