Une conductrice de bus de la ligne 11 a été agressée dimanche soir dans le quartier de Figuerolles à Montpellier. Les conducteurs de la TAM ont décidé de cesser le travail en invoquant le droit de retrait.
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Ce sont deux conductrices qui ont été agressées le week end dernier sur les lignes de bus de Montpellier. L'une d'elles avaient surpris un groupe de jeunes qui voyageait sans titres de transport. Elle en a averti la brigade des contrôleurs. Mais le groupe l'attendait à un autre arrêt pour régler ses comptes.
Le trafic des bus et des tramways de Montpellier sera donc perturbé aujourd'hui, suite au mouvement de protestation des conducteurs. Jeudi soir, un chauffeur de bus avait été agressé à coups de poing . Et les syndicats CGT et FO avaient fait valoir leur droit de retrait vendredi. seule la moitié des bus avait circulé.
Les chauffeurs de bus estiment que les agressions se multiplient ces derniers temps. Ils en ont constaté sept, depuis le début de la semaine dernière.
Syndicats et direction se sont réunis lundi matin et se sont mis d'accord sur des mesures de sécurité supplémentaires, décidant ainsi de la reprise du travail mardi matin.
"Les conducteurs ne se sentent absolument plus en sécurité (..) on peut agir sur les causes, on peut essayer de mettre le conducteur à l'abri derrière une vitre de sécurité, doubler les portillons qui ont été arrachés et surtout mettre des boutons d'appel discrets", a déclaré Bernard Gotis, délégué CGT (majoritaire) de la TAM.
"Je suis complètement en phase avec le mouvement d'indignation, de désarroi, de colère du personnel", a indiqué Jean-Luc Frizot, directeur général de la TAM, à l'issue de la réunion.
Dimanche soir, la conductrice, âgée de 45 ans, ayant vu monter dans son bus deux jeunes femmes sans titre de transport, a fait intervenir une voiture de contrôle.
Verbalisées, les passagères ont dû quitter le bus. Elles se sont ensuite rendues jusqu'au terminus de la ligne où elles ont extrait de sa cabine la conductrice en la tirant par les cheveux avant de la rouer de coups de poing et de coups de pieds.
Transportée aux urgences, la jeune femme souffre d'ecchymoses et est en arrêt de travail pour huit jours, a indiqué la direction.
Elle doit porter plainte dans la journée, la TAM ayant déjà déposé plainte. L'une des deux femmes a été arrêté et placée en garde à vue dimanche soir tandis que l'autre serait identifiée et recherchée, selon la même source.
La TAM compte un millier de salariés dont 500 chauffeurs qui circulent sur 28 lignes de bus et deux lignes de tramways. Elle transporte chaque jour 250.000 passagers.



