Christian Poucet en meeting.
Dix ans après l'assassinat du leader de la Confédération de Défense des Commerçants et Artisans Christian Poucet en janvier 2001, l"enquête s'oriente vers une piste internationale.
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Le lundi 29 janvier 2001, Christian Poucet a été assassiné par deux hommes cagoulés, de plusieurs balles de gros calibre, alors qu’il se trouvait dans les bureaux de sa société le Centre de Délocalisation et de Conseil International(CDCI), situé à Baillargues dans l'Hérault, au bord de la route nationale 113.
Christian Poucet était incontestablement le leader charismatique des commerçants et artisans, capable de réunir des milliers de supporters dans des meetings surchauffés.
Cette figure du syndicalisme n'hésitait pas à faire donner ses troupes contre les préfectures, caisses de retraites, d'assurance maladie ou encore contre les huissiers ou la justice dès que l'on s'attaquait à un des membres de sa confédération.
Il s'opposait aux charges sociales des commerçants, allant jusqu'à en proposer le boycott au profit de cotisations privées dans des organismes délocalisés.
Il est ainsi devenu un conseil en délocalisation dont les ports d'ancrages financiers se situaient en Angleterre, au Luxembourg, à Madère ou encore au Brésil .
Et puis tout s'est arrêté un jour de janvier 2001 à Baillargues, près de Montpellier quand deux hommes encagoulés, deux professionnels, sont venus l'exécuter.
Le Srpj de Montpellier a été saisi de l'enquête. Depuis, pas de nouvelle, au point de penser que l'affaire était enterrée.
Selon nos informations, une rencontre entre Christian Poucet et une de ses associées de Madère se serait très mal déroulée à la Grande-Motte, allant jusqu'aux menaces. Quelques temps plus tard, il était exécuté. C'est la dernière piste suivie par les enquêteurs.
La justice doit maintenant décidé si elle accorde des commissions rogatoires internationales pour Madère et le Brésil où serait réfugié un des complices de l'affaire. Le juge d'instruction devrait se décider prochainement.



