Sète (Hérault) - Lycée professionnel Charles-de-Gaulle - 6 octobre 2011
Le parquet de Montpellier a requis jeudi le placement sous contrôle judiciaire d'une élève de première qui avait violemment agressé à coups de poing une de ses enseignantes d'un lycée professionnel de Sète (Hérault) mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet a exigé de la jeune fille qu'elle reprenne son traitement médical, dont l'arrêt est probablement l'une des causes de sa crise de violence, et a interdit toute rencontre avec la victime, a-t-on précisé de même source.
En fin d'après-midi, la décision du juge pour enfants n'était pas encore connue.
Ce jeudi matin, pas de cours dans l'établissement, les enseignants ont fait valoir leur droit de retrait.
L'incident s'est produit en cours de vente. La professeur a demandé à l'élève de quitter la classe car elle perturbait le cours. Cette dernière a refuse.
L'enseignante l'a obligé à quitter la salle, c'est alors que l'altercation a eu lieu.
Selon, M. Irmann, proviseur du lycée : "Les élèves ont été particulièremernt choqués, notre établissement n'est pas réputé violent. J'ai demandé au rectorat de mettre en place une cellule psychologique dès jeudi matin.".
La victime a été hospitalisée aux urgences de Sète, puis est ressortie en début d'après-midi. Elle est en arrêt maladie.
La lycéenne a été exclue provisoirement de l'établissement scolaire et attend une convocation du conseil de discipline.
Une cellule psyclologique a été activée pour prendre en charge les élèves et enseignants choqués par la montée de la violence dans les lycées et collèges du Languedoc-Roussillon.

Sète (Hérault) - Lycée professionnel Charles de Gaulle - septembre 2011
Retour sur les faits :
La professeur de vente a demandé à la jeune fille, nouvellement arrivée dans cet établissement professionnel et connue pour être dissipée, de se calmer. Celle-ci n'obtempérant pas, l'enseignante lui a demandé de sortir, a expliqué Christian Philip, le recteur de l'académie de Montpellier.
La lycéenne l'a alors plaquée contre un mur puis l'a frappée à plusieurs reprises au visage avant d'être maîtrisée par d'autres professeurs.
Transportée aux urgences, l'enseignante est sortie l'après-midi de l'hôpital mais s'est vu prescrire trois jours d'interruption de travail, a précisé une source policière.
L'élève a été conduite au commissariat de police où elle a été entendue. Une enquête a été ouverte. "J'espère qu'elle débouchera sur une condamnation", a déclaré le recteur.
Par ailleurs, la jeune fille a été exclue temporairement du lycée en attendant une convocation devant le conseil de discipline.
Jeudi matin, une cellule de soutien psychologique sera mise en place au sein de l'établissement pour les professeurs et les élèves ayant assisté à la scène.



